Teva’s Team

Après une grosse semaine de séparation, on apprend que Léo n’est plus bien loin derrière nous et qu’il est prêt à mettre les gaz pour nous rattraper. On décide donc de s’accorder une petite aprem de repos et voilà que le lendemain il arrive avec deux heures d’avance sur le programme!

On reprend rapidement nos petites habitudes, parties de Rikiki (le score étant de maintenant de 2 pour Max et Léo et 1 pour Texas, mais il faut préciser qu’il y a beaucoup de chance dans l’histoire…), festin à chaque repas (quand on n’oublie pas de faire les courses bien à temps, on s’est retrouvé deux soirs de suite à manger du pain faute d’anticiper l’absence de magasins plus loin), montées, descentes et encore des montées. (Certains jours on passe facilement 70% de notre temps à vélo en montées!)

 

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Une météo à la belge

Profitons de l’élan pour enchaîner d’emblée avec la suite de notre périple en Turquie!

Les jours qui suivent notre départ d’Istanbul, le temps se gâte et nous reconnaissons les sombres nuages synonymes de pluies et d’orages. Nous étions loin de nous imaginer devoir renfiler nos tenues imperméables ici en Turquie, mais la présence de montagnes et l’influence maritime font que nous nous trouvons dans la région la plus pluvieuse du pays.

Nous jetons un coup aux prévisions météos, rien de très enthousiasmant, qu’à cela ne tienne, nous choisissons de suivre une des routes principales, pour éviter le gros du dénivelé de la côte.

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Des prévisions guère réjouissantes, surtout quand on apprend qu’il commence à faire beau en Belgique!

Fait cocasse, les arrêts aux stations-service rythment nos journées, d’une part pour s’abriter des averses parfois torrentielles, de l’autre pour profiter d’un bon Cay chaud qu’on ne manque jamais de nous proposer.

Lors d’une montée particulièrement pénible, sous la pluie  et à une heure assez avancée, Mustapha s’arrête en tracteur et nous fait comprendre qu’il nous invite à passer la nuit chez lui.

On aimerait bien vous faire croire qu’on voulait continuer à rouler jusqu’au bout, qu’on n’était pas prêt à « tricher » si facilement mais la vérité est tout autre; en un regard on as su qu’on en avait tous les deux marre et la perspective d’un endroit au chaud pour passer la nuit ne nous pas fait hésiter un instant.

Nous montons donc dans la voiture de son fils, Mohamed, et suivons le tracteur jusqu’au foyer familial. On a eu le loisir de partager un repas convivial en présence de toute la famille dans leur chaleureux salon (le poêle à bois tournant plein feu).

Les échanges ne sont pas toujours évidents, surtout que, en bonnes klets monoglottes, l’apprentissage du Turc s’avère assez fastidieux. Nous nous en sortons néanmoins toujours à grands renforts de « Türkiye güzel »  ou encore de « Iyi çay » à traduire par « Turquie beau » et « bon thé ». Nous laissons la grammaire de côté et sortons les sourires pour faciliter les discussions, jusqu’à présent on a l’impression de plutôt bien s’en tirer.

 

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Enfin, des nouvelles de Turquie!

Après un long silence radio, nous profitons d’une pause forcée à Hanak, en attente d’un colis d’Istanbul, (à quelques kilomètres de la frontière géorgienne, la carte va être actualisée sous peu), pour revenir sur notre traversée de la Turquie.

On va tâcher de reprendre les choses dans l’ordre pour ne pas s’embrouiller, alors c’est parti pour un retour sur notre séjour en Turquie.

Premièrement, force est de constater qu’il s’agit d’un pays énorme (plus de 2000km d’ouest en est), aux décors innombrables. Des montagnes à la mer noire, des plateaux dégagés aux canyons escarpés, des petits villages de campagne à la mégalopole d’Istanbul, …

Passée la frontière, difficile de ne pas se rendre compte que nous passons directement à une autre culture. Drapeaux et guirlandes aux couleurs du pays nous rappellent à chaque village que nous sommes bien en Turquie. De nombreuses moustaches se soulèvent à notre passage pour dévoiler un sourire chaleureux. Rapidement on est invité à prendre notre premier Cay (à prononcer Tchaïe), le thé national.

Nos journées sont aussi dorénavant rythmées par les 5 appels à la prière quotidiens, auxquels on s’habitue plus vite qu’on y s’attend.

Pour rallier Istanbul nous décidons d’opter pour un ferry afin d’éviter le gros du trafic s’engouffrant dans cette ville énorme de plus de 15 millions d’âmes.

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